Europe Ecologie à l’heure de l’affirmation

23 mars 2010

En moins d’un an, Europe Ecologie est devenue la troisième force politique française. Malgré un certain recul, le résultat des élections régionales confirme celui des élections européennes. L’écologie est désormais reconnue comme porteuse d’un projet de société crédible. Elle s’affirme comme une nouvelle offre politique, dépositaire d’une “autre voie”. Son rôle consiste désormais à mettre en oeuvre une mutation écologique, économique et sociale adaptée à la nouvelle donne planétaire.

Pour que ce projet se poursuive et s’enracine durablement, jusqu’à devenir le nouveau pivot de la vie politique, le rassemblement Europe Ecologie est confronté au défi de sa propre évolution. Celle-ci repose sur une double exigence : consolider la singularité politique de notre mouvement et penser sa métamorphose organisationnelle, dans le sens de l’autonomie.

Les signataires de ce texte proposent de mettre en débat les principes et les conséquences de cet objectif au sein d’Europe Ecologie afin de franchir ensemble une nouvelle étape. Nouvelle étape que l’existence d’une délégation commune d’eurodéputés à Bruxelles et les nouveaux groupes d’élus dans les conseils régionaux préfigurent d’ores et déjà.

Consolider une identité politique autonome

Europe Ecologie a bâti son identité (et son succès) sur l’affirmation du caractère déterminant de la crise écologique globale et de ses conséquences sociales ainsi que sur la promotion d’un projet porteur de solutions. Nous avons incarné cette orientation dans un programme de transformation écologique de l’économie et de la société qui installe le critère de la régulation écologique - l’éco-conditionnalité - au coeur des choix publics.

Notre mouvement s’est ainsi affirmé en développant sa propre cohérence entre environnement, social, économie, éthique, solidarité et démocratie.

C’est cette singularité politique qu’il nous appartient désormais de renforcer en tant qu’alternative aux crises qui minent les civilisations et dont les effets s’enracinent dans le système productiviste dominant.

L’affirmation de l’autonomie idéologique et programmatique de l’écologie politique constitue maintenant la poutre maîtresse de notre identité. L’écologie ne doit plus se sentir sommée de choisir son camp pour s’aligner sur ce qui n’est pas elle.

Notre revendication d’autonomie politique ne saurait nous conduire pour autant à camper dans un splendide isolement, en attendant une hypothétique majorité. Les ravages de la crise ne permettent aucun retard à la mise en oeuvre du changement. Si nous nous situons sans ambigüité dans l’opposition au gouvernement UMP et à l’omniprésidence Sarkozy, dont la politique conforte la machine à aliéner les humains et à épuiser la terre, nous sommes favorables à des partenariats et à la constitution de majorités, ponctuelles ou durables, autour des solutions écologiques, sociales et démocratiques pour desserrer l’étau de la crise.

Construire l’autonomie organisationnelle

Privée d’outil, la politique est impuissante. Il s’agit donc de trouver les formes opérationnelles qui donnent corps à nos idées pour qu’elles s’incarnent dans le tissu social et qu’elles deviennent vraiment réalité.
Europe Ecologie a su établir un compromis dynamique entre une force structurée - les Verts - et un mouvement convergent de sensibilités diverses. Les différenciations ont laissé la place à l’élan commun. Elles l’ont même nourri.

Ce pacte de vie commune fut notre coup de génie collectif. Loyalement respecté par tous, il a permis d’installer notre crédibilité.

Il est aujourd’hui caduc dans la mesure où il est manifestement inadapté à la nouvelle donne politique. Au niveau où elle est maintenant installée, au regard des enjeux et de ses responsabilités nouvelles, l’écologie politique ne peut plus se satisfaire d’une forme organisationnelle hybride, pragmatique et fragile. Prolonger la cohabitation entre un parti et un réseau reviendrait à se condamner au surplace, voire à la désagrégation. Il n’est plus possible de soumettre les décisions à plusieurs structures de validation dont les procédures ne sont pas collectivement partagées.

Il nous faut passer maintenant du compromis au cadre neuf d’un mouvement ouvert à de nouvelles énergies, structuré pour durer, fort d’une identité partagée et d’une expression politique commune, organisé de manière identique pour tous, avec des militants à égalité de droits et de devoirs, en débat permanent avec les acteurs de la société et les citoyens.

L’heure est à l’unité. Après un débat aussi large et régionalisé que possible, des Assises fondatrices (ou Etats généraux constitutifs) lanceront un nouveau mouvement de l’écologie politique qui formalisera la métamorphose d’Europe Ecologie et des Verts pour porter le projet écologiste aux élections de 2012.

L’heure est à l’égalité. Le futur mouvement de l’écologie politique sera un rassemblement de personnes et d’élus adhérant individuellement à cette nouvelle formation par l’acte symbolique et matériel de la cotisation.

L’heure est à la clarification. Après un temps d’adaptation respectant les transitions nécessaires à l’intégration de chaque sensibilité et de chaque groupe au nouveau mouvement, dans un délai qui reste à définir, les membres du futur mouvement de l’écologie politique devront renoncer à leur appartenance à une autre organisation politique.

L’heure est à la transparence démocratique. Les décisions structurantes devront faire l’objet de votes impliquant directement l’ensemble des membres. La désignation des organes dirigeants fera évidemment l’objet d’une procédure démocratique.

L’heure est à l’ouverture, en organisant des agoras régionales et nationales régulières au sein desquelles s’impliqueront les forces vives de la société. La structure organisationnelle de l’écologique politique doit être en permanence ouverte sur la société, au contact des acteurs sociaux, associatifs, économiques et des citoyens.

L’objectif de transformation écologique de la société, l’espoir social dont nous sommes porteurs, les responsabilités présentes et à venir dans l’exercice du pouvoir, nous conduisent à pousser plus avant notre logique fondatrice. Nous devons aller de l’avant et faire le choix d’une affirmation commune dans une nouvelle formation politique aux contours inédits comme nous le mettons déjà en oeuvre à Bruxelles et dans les nouveaux conseils régionaux. Nous appelons donc à la métamorphose d’Europe Ecologie et des Verts en un mouvement politique unifié et pérenne qui porte le projet de transformation écologique et social.

Un débat et un calendrier

Nous sommes conscients de la difficulté à mettre en œuvre une telle métamorphose qui devra aussi ménager les rythmes nécessaires à l’adaptation de chaque composante constitutive de notre rassemblement ou désireuse de le rejoindre.

C’est l’objet du débat qui est devant nous, lequel devra cheminer entre deux écueils :

  • Reproduire stricto sensu la “forme parti” traditionnelle reviendrait à consentir à nouveau à la dictature de l’interne et à ses pesanteurs. De même, une fédération de partis et courants, fondée sur l’origine politique des membres, reproduirait le schéma partidaire en le cristallisant sur le passé.
  • Se satisfaire d’une “forme réseau” conduirait à une certaine impuissance. Les réseaux constituent une force d’action diffuse et souple conforme à notre désir de pratiques politiques différentes, mais ils ne sauraient remplacer la nécessité de provoquer un impact global dans le champ politique et institutionnel.

Entre ces deux extrêmes, d’autres formes d’organisation peuvent être imaginées et bâties intelligemment. Des pistes existent qu’il s’agit de rendre opérationnelles : pratiques référendaires, votations sur les orientations stratégiques, consensus comme méthode de gouvernement…

De même, un socle organisationnel commun n’interdit pas de mettre en place d’autres formes participatives au projet écologiste, sous forme de réseaux. L’ancrage de l’écologie politique relève davantage de pratiques dynamiques avec les acteurs de la société civile que des impératifs d’un parti.

A tous nos comités, à tous nos réseaux, aux partis intégrés à Europe Ecologie, aux groupes de nouveaux élus de se saisir de ce débat sur le devenir de notre maison commune. C’est notre feuille de route maintenant.

Sans préjuger de l’émergence d’autres questions politiques comme celle de notre attitude lors des futures échéances présidentielle et législatives, nous proposons que ce débat acte en priorité les deux points cardinaux que nous développons dans ce texte : autonomie politique et autonomie organisationnelle.

Reste à adopter consensuellement un calendrier pour ce débat. De notre point de vue, sa conclusion doit intervenir en amont des futures échéances électorales avec des Assises fondatrices du nouveau mouvement fin 2010 ou début 2011, après une étape intermédiaire de restitution des débats régionaux dès juin 2010 et une poursuite de la réflexion lors des journées d’été du rassemblement et des Verts.

Ainsi nous continuerons ensemble le chemin.

André ASCHIERI, Danièle AUROI, Sandrine BELIER, Jean-Paul BESSET, Marie-Christine BLANDIN, Christian BOUCHARDY, José BOVE, Jean-Marc BRULE, Pascal CANFIN, Yves COCHET, Daniel COHN-BENDIT, Françoise COUTANT, Karima DELLI, François DE RUGY, Jean DESESSARD, François DUFOUR, Pascal DURAND, Jacques FERNIQUE, Mireille FERRI, Hélène FLAUTRE, Stéphane GATIGNON, André GATTOLIN, Sacha GOLDMAN, Guy HASCOET, Yannick JADOT, Ghislaine JEANNOT-PAGES, Eva JOLY, Pierre LARROUTUROU, Alain LIPIETZ, Eric LOISELET, Jean-Philippe MAGNEN, Noël MAMERE, Mickaël MARIE, Caroline MECARY, Jacques MULLER, Christophe PORQUIER, Michèle RIVASI, Jean-Louis ROUMEGAS, François SIMON, Anne SOUYRIS, Claude TALEB, Dominique VOYNET…

L’Appel du 22 mars : Changer la politique pour changer de politique

22 mars 2010

L’Appel du 22 mars
Changer la politique pour changer de politique

par Daniel Cohn-Bendit

C’est un tournant historique. Des européennes aux régionales, l’écologie politique s’installe désormais comme un espace autonome dans le paysage politique français. Mais devant l’ampleur des défis auxquels doivent répondre nos sociétés, la consolidation est une nécessité absolue. Il faut nous inscrire dans la durée et honorer ce rendez-vous avec l’histoire sous peine de disqualifier notre critique de l’irresponsabilité de ceux qui ne font rien, à Copenhague ou ailleurs, parce qu’ils sont incapables de dépasser leur petits intérêts particuliers.

Nous avons besoin d’une structure pérenne et souple à la fois, capable d’élaborer des positions collectives et de porter le projet écologiste, sans s’abîmer dans la stérilité des jeux de pouvoir ou la folle tempête des égos en compétition.

Soyons clair : il est hors de question d’abandonner aux appareils de parti, cette dynamique de renouvellement politique et social. Cela reviendrait à nous installer au cimetière, déjà bien encombré, des espérances déçues. Je reconnais d’ailleurs que sous la pression des échéances électorales, nous avons trop longtemps repoussé la question de la forme de notre mouvement, au point de laisser le rêve en friche. Entre simple marque électorale et réseau purement virtuel, Europe Écologie est restée une projection, où chacun pouvait voir midi à sa porte. D’ailleurs, les résultats contrastés de nos listes au premier tour des régionales soulignent le succès de ceux qui ont respecté l’esprit du rassemblement face à ceux qui se sont contentés d’en appliquer formellement la lettre, le réduisant à une simple tactique d’ouverture. Sans en renier l’histoire récente, il est temps d’incarner l’écologie politique dans un corps nouveau, une forme politique largement inédite, décloisonnée, pour mener la transformation de la société

Abstention, populismes, clientélisme… Cette élection le prouve encore : depuis des décennies, le fossé n’a cessé de se creuser entre la société et le politique. Le divorce démocratique est profond entre des logiques partidaires complètement déracinées qui fonctionnent en hors-sol et une société active, diverse, créative mais sans illusion sur la nature et les formes du pouvoir qui s’exerce sur elle. Les partis politiques d’hier étaient de véritables lieux de socialisation et d’apprentissage de la cité. Mais aujourd’hui ils se réduisent le plus souvent à des structures isolées de la société, stérilisées par de strictes logiques de conquête du pouvoir, incapables de penser et d’accompagner le changement social, encore moins d’y contribuer.

Parti de masse caporalisé ou avant-garde éclairée de la révolution, rouge voire verte : ça, c’est le monde d’hier. Celui de la révolution industrielle et des partis conçus comme des machines désincarnées, sans autre objet que le pouvoir. Comme des écuries de Formule 1, ces belles mécaniques politiques peuvent être très sophistiquées et faire de belles courses entre elles, mais elles tournent en rond toujours sur le même circuit, avec de moins en moins de spectateurs.

Le mouvement politique que nous devons construire ne peut s’apparenter à un parti traditionnel. Les enjeux du 21e siècle appellent à une métamorphose, à un réagencement de la forme même du politique. La démocratie exige une organisation qui respecte la pluralité et la singularité de ses composantes. Une biodiversité sociale et culturelle, directement animée par la vitalité de ses expériences et de ses idées. Nous avons besoin d’un mode d’organisation politique qui pense et mène la transformation sociale, en phase avec la société de la connaissance. J’imagine une organisation pollinisatrice, qui butine les idées, les transporte et féconde d’autres parties du corps social avec ces idées. En pratique, la politique actuelle a exproprié les citoyens en les dépossédant de la Cité, au nom du rationalisme technocratique ou de l’émotion populiste. Il est nécessaire de « repolitiser » la société civile en même temps que de « civiliser » la société politique et faire passer la politique du système propriétaire à celui du logiciel libre.

Je n’oublie pas l’apport important des Verts pendant 25 ans pour défendre et illustrer nos idées dans la vie politique française. Néanmoins, non seulement la forme partidaire classique est désormais inadaptée aux exigences nouvelles de nos sociétés, mais je crois en outre que tôt ou tard, elle entre en contradiction avec notre culture anti-autoritaire, principe fondamental de la pensée écologiste. Ni parti-machine, ni parti-entreprise, je préférerais que nous inventions ensemble une « Coopérative politique » – c’est à dire une structure capable de produire du sens et de transmettre du sens politique et des décisions stratégiques. J’y vois le moyen de garantir à chacun la propriété commune du mouvement et la mutualisation de ses bénéfices politiques, le moyen de redonner du sens à l’engagement et à la réflexion politique.

Si cette Coopérative a évidemment pour objectif de décider collectivement aussi bien des échéances institutionnelles d’ici 2012 que des grandes questions de société, sa forme définitive n’est pas encore fixée. Il reviendra à ses membres d’en définir les contours, la structure et la stratégie. Ce débat doit être ouvert. Pour cela, j’appelle à la constitution de Collectifs Europe-Ecologie-22-mars. Constitués sur une base régionale ou locale pour éviter tout centralisme anti-démocratique, ces collectifs seront de véritables Agoras de l’écologie politique, modérées sur www.europeecologie22mars.org.

Leur principale mission étant de penser la structuration du mouvement, ils resteront une étape transitoire, qui devra céder la place à la Coopérative qu’ils auront contribué à construire. Pendant toute la durée de leur existence, ils respecteront un principe de double appartenance, pour les associatifs, les syndicalistes et même ceux qui sont encartés dans un parti politique. Parce qu’on peut être vert, socialiste, cap21, communiste, que sais-je encore, et partie prenante de cette dynamique collective. Encore une fois, l’important est moins d’où nous venons, mais où nous voulons aller, ensemble. C’est l’esprit même du rassemblement qui a fait notre force, cette volonté de construire un bien commun alternatif.

Le moment venu, chaque membre de la Coopérative votera pour en consacrer démocratiquement la naissance. Jusqu’ici, Europe Écologie s’est contenté d’être un Objet politique assez inclassable. L’enjeu de la maturité, c’est sa métamorphose en véritable Sujet politique écologiste autonome, transcendant les vieilles cultures politiques.

Tribune parue dans l’édition du 22 mars 2010 du journal Libération

L’appel du 22 mars
Echanges et Débats sur la Constitution d’Europe Ecologie

Accord La Gauche en Action - Europe Ecologie

16 mars 2010

Le contenu de l’accord La Gauche en Action - Europe Ecologie

Les résultats du premier tour des élections régionales 2010 à La Chapelle sur Erdre

14 mars 2010

7420 Votants sur 14 180 Inscrits - Taux de participation : 52,33 %
Liste PS - Jacques Auxiette : 2705 voix - 37.05 %
Liste Europe-Ecologie - Jean-Philippe Magnen : 1589 voix - 21.76 %
Liste UMP - Christophe Béchu : 1701 voix - 23.3 %
Liste Modem - Patricia Gallerneau : 398 voix - 5.45 %
Liste Front de Gauche - Marc Gicquel - 321 voix - 4.4 %

Les résultats complets du 1er tour

Mutation écologique, quels enjeux pour la Région ?

1 mars 2010

Réunion publique à La Chapelle sur Erdre
Salle Barbara
Centre commercial de Gesvrine
Vendredi 5 mars à 20h30

Mutation Ecologique
quels enjeux pour la Région ?

(Les Solidarités, Emploi, Formation, Santé, Transport, Energie)

avec les candidats Europe Ecologie du canton
Geneviève Lebouteux,
Hervé Hubert,
Robert Chiron

et la participation de Ronan Dantec,
Vice-Président de Nantes-Métropole,
Porte-Parole des réseaux mondiaux de collectivités locales
dans la négociation internationale sur le climat

ee-lachapellesurerdre

Notre Dame des Landes sans aéroport, un modèle économique pour les Pays de la Loire ?

16 février 2010

Réunion publique à Grandchamps des Fontaines
salle des Cents Sillons
jeudi 18 février à 20h30

ee-grandchamp

Appel pour l’école publique

11 février 2010

Signez et faites signer la pétition :
http://www.appelpourlecolepublique.fr/

L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Redonnons la Priorité à l’École laïque !

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

  • les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper urement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
  • les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
  • la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
  • la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
  • le développement du privé par le plan banlieue, là ou les besoins du service public sont les plus criants, là ou la ségrégation sociale est la plus forte,
  • les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation. L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.

Réunion de préparation des Elections Régionales de Mars 2010

9 février 2010

Le comité local Europe-Ecologie Loire Erdre Blain organise une réunion de préparation des élections régionales qui auront lieu au mois de Mars.

Cette réunion se tiendra jeudi 11 février à 20h30

Salle Barbara - Centre commercial de Gesvrine
à La Chapelle sur Erdre

Tous ceux qui veulent participer au projet d’Europe Ecologie d’une société écologique et social à la hauteur des défis du 21ème siècle sont les bienvenus.

Pour suivre la campagne et pour signer l’appel régional, rendez-vous sur le site d’Europe Ecologie Pays de la Loire.

http://pays-de-la-loire.regions-europe-ecologie.fr/.

Pour contacter le comité local Loire Erdre Blain : europeecologie.lcse@gmail.com

Rappel de la date des élections régionales :

  • premier tour : dimanche 14 mars
  • deuxième tour : dimanche 21 mars

Conseil Municipal lundi 8 février 2010

7 février 2010

Le prochain conseil municipal se tiendra lundi 8 février 2010 à 20h à Capellia.

15 points sont à l’ordre du jour dont :

  • une subvention au projet de création d’une unité Alzheimer au Ploreau,
  • l’avis de la commune sur le schéma départemental de l’accueil des gens du voyage,
  • l’acquisition d’une maison rue François Clouet
  • la validation du schéma directeur des cheminements piétons
  • la maitrise d’ouvrage des travaux liés à l’aménagement foncier
  • l’attribution d’une subvention au collectif nantais de soutien à Haïti

Pour voir l’ordre du jour détaillé, cliquer sur le lien : Ordre du jour du Conseil Municipal du lundi 8 février 2010

Pour voir le compte-rendu du Conseil Municipal du 18 décembre 2009

Pour voir tous les ordres du jour

Pour voir tous les comptes-rendus de conseils municipaux

Bienvenue à tous lundi soir

Débat sur le financement des retraites

22 janvier 2010

Parlons d’abord pénibilité et fin des « niches » sociales, plutôt que d’imposer aux salariés un report de l’âge de la retraite

Martine Aubry s’engage dans le débat sur le financement des retraites en envisageant dès aujourd’hui le report de l’âge de la retraite.

Le débat doit s’engager sans tabou. L’allongement de la durée de la vie et l’évolution du rapport cotisants/retraités sont une réalité, et tout doit pouvoir être mis sur la table pour bâtir une réforme durable, sur des hypothèses réalistes. La priorité est de consolider dans le temps notre régime de retraite par répartition, qui a montré sa robustesse dans la crise.

Mais il n’est pas envisageable d’aborder aujourd’hui le report de l’âge de départ à la retraite sans avoir abouti sur des sujets prioritaires, qui sont, pour les écologistes, un préalable au débat.

La question des retraites ne peut être déconnectée de celle de l’emploi. Tout allongement de la durée d’activité, et en particulier le report de l’âge légal de la retraite, vient aujourd’hui alimenter les flux de demandeurs d’emploi. Ce n’est donc en rien une solution au déséquilibre cotisants/retraités. Et cette question doit être abordée sous des hypothèses réalistes. On ne fera pas l’économie d’une remise à plat des prévisions d’emploi dans un contexte de rareté des ressources, d’épuisement de la planète et d’essoufflement de la croissance.

La prise en compte de la pénibilité et la souffrance au travail est pour les Verts un préalable au débat. C’est d’abord une question d’équité. Les ouvriers vivent aujourd’hui six ans de moins que les cadres et dix ans de moins sans incapacité. Depuis la réforme de 2003, les négociations sur la question de la pénibilité n’ont toujours pas avancé. Il est aujourd’hui indispensable de reconnaître l’impact des métiers pénibles et des expositions professionnelles à trois facteurs de risque connus pour affecter l’espérance de vie et l’espérance de vie sans incapacité :
. le travail en horaires alternants (travail posté, travail en 3X8, ou en 4X8),
. les travaux exposant à des produits cancérogènes (ex l’amiante),
. et les manutentions et le port de charges lourdes.

C’est aussi une question de qualité de vie au travail. On ne peut notamment envisager de reporter l’âge de départ à la retraite sans se donner comme priorité l’amélioration des conditions de travail, et notamment celles des plus âgés. Actuellement, les entreprises ont tendance à favoriser le départ des salariés vieillissants, moins « productifs » que les jeunes, plus sujets aux arrêts maladie, supportant mal l’intensification du travail observée ces dernières années. Il faut en finir avec cette pression toujours plus grande imposée aux salariés, et comme l’on fait les pays d’Europe du Nord, apporter une aide massive aux entreprises pour améliorer les conditions de travail.

Enfin, l’effort pour consolider notre système de retraite doit être équitablement réparti et doit commencer par la mobilisation des ressources des entreprises.

Toutes les « niches sociales » qui privent les caisses de retraites de financements substantiels doivent être réexaminées, à commencer par les exonérations concernant l’intéressement, les stocks options, l’épargne salariale. A lui seul, le manque à gagner de cotisations sur l’épargne salariale est de 3 milliards d’euros annuels, et la Cour des comptes avait estimé en 2005 que l’exonération de la participation et de l’intéressement représentait une perte de 3,8 à 5,2 milliards d’euros pour la sécurité sociale ;

Les exonérations de charges sur les bas salaires qui concernent aujourd’hui les salaires jusqu’à 1,6 fois le SMIC et qui constituent une trappe à bas salaires (envisager la possibilité de revenir à 1,3 fois le SMIC) doivent être revues.

Il faut revenir enfin sur les exonérations sur les heures supplémentaires, qui auront coûté au budget de l’Etat plus de 4 milliards d’euros en 2008, et qui contribuent de plus à alimenter le chômage.

Le gouvernement doit engager une lutte contre l’ “optimisation fiscale” et les paradis fiscaux qui permettent aujourd’hui aux entreprises du CAC40 de ne payer que 8 % d’impôts sur les bénéfices, alors que le taux moyen des PME de moins de 10 salariés est en moyenne de 30 % ! Cela coûte 8 milliards d’euros par an à l’Etat. La lutte contre la fraude fiscale qui prive le budget de l’Etat chaque année de près de 30 milliards d’euros, doit enfin être amplifiée pour redonner des marges de man¦uvres sur les questions sociales.

L’examen de ces questions est pour les écologistes une priorité, et un préalable à tout débat. On ne fera pas de réforme durable sans répartition équitable des efforts consentis, et commencer par le report de l’âge de la retraite est sans nul doute un bien mauvais départ !

« Je suis pacsé, mais chut ……….. il ne faut pas le fêter !!!!!!!

20 janvier 2010

Cela fait maintenant 10 ans que la loi mettant en place le PACS a été voté, 10 ans où des citoyens se sont liés par un contrat pour organiser leur vie commune, 10 ans et environ 530 000 contrats signés, 10 ans et toujours autant d’incompréhension, pour ne pas dire de peurs.

Incompréhension face aux réactions suite à la célébration d’un PACS en mairie de Haute Goulaine par le maire M Jean-Claude Daubisse en juin 2009.

Incompréhension de cette utilisation politicienne d’un acte emprunt d’humanité, afin de stigmatiser des citoyens.

Incompréhension, ou du moins nous l’espérons, de la coïncidence de calendrier entre un débat nauséabond sur l’identité nationale et un choix de vie hors des canons du mariage.

Incompréhension par le caractère homophobe de ces réactions.

Les Verts de La Chapelle sur Erdre apportent leur soutien à M Jean Claude Daubisse, mais à tous ceux qui ont fait le choix du PACS pour organiser leur vie commune et qui font l’objet de discrimination.

Le PACS, PActe Civile de Solidarité, est un partenariat contractuel entre deux personnes physiques, majeures, de sexe différent ou de même sexe pour organiser leur vie commune. Il offre un cadre juridique complet (bien qu’imparfait), à la différence du concubinage et a plus de souplesse qu’un mariage. Les partenaires s’engagent à vivre en commun, et à s’apporter une aide matérielle l’un à l’autre.

Seul le PACS, permet aux couples homosexuels de s’engager à vivre en commun dans un cadre de droits et devoirs l’un envers l’autre.

Pour conclure un PACS, les partenaires doivent établir une convention (éventuellement devant notaire, comme pour un contrat de mariage selon le régime de la séparation des biens) et faire enregistrer cette convention au greffe du tribunal d’instance.

L’enregistrement de la convention, au greffe, s’effectue en présence des deux partenaires sans aucun cérémonial ce qui génère une certaine frustration, d’où la demande de certains couples auprès de la mairie de leur commune d’une cérémonie.

Cette dernière ne se substitue pas à la loi, mais préserve le droit de tous les citoyens de célébrer publiquement leur union, quel que soit le mode d’union choisie

De nombreuse communes ont mis en place cette cérémonie (Nantes, Angers,Saint Herblain, Marseille, Nice, Grenoble, Bordeaux, …), qui se déroule publiquement en présence d’un élu qui rappelle les droits et devoirs des partenaires du PACS et ce en présence de leurs proches.

Les Verts de La Chapelle sur Erdre soutiennent le développement de cette cérémonie symbole de changement et de modernité sociale, et souhaitent qu’elle soit mise en place à la Chapelle sur Erdre.

Pour tout savoir sur le PACS
Article de Presse-Océan sur la polémique de Haute-Goulaine

Appel au boycott de Soda Club

15 janvier 2010

Soda Club est un dispositif qui permet de gazéifier l’eau du robinet et de fabriquer des sodas ( y compris du Coca !) en y ajoutant des sirops.

Passons sur l’aspect écologique revendiqué par ce produit , pour le moins discutable, ce n’est pas la raison justifiant cet appel au boycott de ce produit.

Il s’agit d’un produit fabriqué dans une usine d’une colonie israélienne installée en Territoire palestinien occupé : Mishor Adumim dans la vallée du Jourdain.

L’implantation d’usine de fabrication dans les colonies est une violation du droit international.

L’indication “made in Israël” est frauduleuse : elle permet de bénéficier d’exonération de droits de douanes alors que cette exonération ne s’applique qu’aux produits fabriqués sur le territoire d’Israël (art 83 de l’accord d’association UE-Israël)

L’importateur exclusif De Soda Club en France est à Nantes et le produit est distribué dans la plupart des grandes surfaces du département ainsi qu’en 35 et 85.

Le collectif BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) vous proposent d’intervenir auprès des magasins proches de chez vous qui commercialisent ce produit en leur demandant de retirer ce produit de la vente, faute de quoi, ils s’exposent à des poursuites pour “pratiques commerciales déloyales”.

Les signataires du collectif BDS.

L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) soutient ce boycott, notamment par des courriers :
- à Madame la Maire-adjointe Chargée de l’Eau et de l’Assainissement de la Ville de Paris
- aux Ministres de l’Economie et des Douanes

N’hésitez pas à diffuser largement cette information autour de vous en suggérant aux personnes que vous connaissez d’intervenir.

Il est possible d’obtenir le retrait de ce produit comme il a été obtenu à Paris, à Annecy. C’est un enjeu important dans la lutte contre l’occupation illégale de la Palestine.

Pas de démobilisation après Copenhague, Bonne Année 2010, solidaire, écologique et porteuse d’espérance

12 janvier 2010

Déception, amertume, tristesse, tels sont les sentiments largement partagés par la majorité des participants à la clôture du sommet pour le climat de Copenhague.

La déclaration d’intention adoptée par les pays riches, sans règles contraignantes, sans calendrier, sans budget conséquent, n’a satisfait ni les scientifiques, ni les ONG, ni les petits états, très impactés par les dérèglements climatiques, comme Tuvalu, et dont la survie dépend de la communauté internationale.

La défense des intérêts à court terme, qu’ils soient économiques (pour les pays pollueurs ou producteurs de pétrole) ou politiques (la défense de l’indépendance nationale) a primé sur la responsabilité à l’égard de la planète et des générations à venir.

Le sommet de Copenhague n’a pas su dépasser les égoïsmes des Etats et la prise de conscience écologique n’a pas su se traduire en actes concrets, positifs qui auraient pu tempérer l’accélération du réchauffement climatique. La mise en place de restrictions internationales pour produire plus propre a été refusée pour maintenir une course à la croissance censée garantir l’activité économique et le progrès social. Illusion !

Les Etats, empêtrés dans la défense d’intérêts partisans, soumis à la concurrence entre nations, ne sont pas capables de penser un projet global, d’investir sur le long terme.

Après cet échec, c’est aux collectivités locales de prendre les mesures pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, notamment dans le domaine des transports, de la gestion des déchets et de la construction. Au niveau global, il est temps d’inventer les outils du futur, de construire la coopération et la solidarité entre les peuples et les nations.

Travailler pour diminuer l’empreinte écologique de la Ville de La Chapelle sur Erdre, c’est ce que font les élus Verts qui participent à la majorité municipale depuis 1995 avec l’appui des militants écologistes chapelains. Les résultats de ce travail est visible et mesurable (cf. le bilan de l’Agenda 21 pour la période 2005-2009 téléchargeable sur ce blog).

A travers son plan “Climat”, Nantes-Métropole a aussi une véritable dynamique de lutte contre le réchauffement climatique, et c’est le Vert Ronan Dantec, Vice-président de Nantes-Métropole, qui portait la parole de l’association internationale “Cités et Gouvernements Locaux Unis” : l’unité des gouvernements locaux dans la lutte contre le Changement Climatique pendant la préparation du Sommet de Copenhague.

Véritable dynamique de Nantes-Métropole avec son plan Climat, même si certains “clowns” (1) ont un projet d’aéroport à Notre Dame de Landes.

(1) Allusion à la chronique “Bonne Année les clowns” d’Hervé Kempf dans le journal Le Monde du 3 janvier 2010

Les Verts de La Chapelle sur Erdre continueront en 2010 leurs actions locales pour un développement vraiment durable, partagé par tous, ici et ailleurs.

Bonne Année 2010 à tous.

Vendredi 18 décembre : vote du Budget 2010 au Conseil Municipal

16 décembre 2009

Le prochain conseil municipal se tiendra lundi 18 décembre 2009 à Capellia.

Attention ! Il aura lieu à 18h00.

Il s’agit d’un conseil municipal en deux parties avec, entre les deux, une pause repas à laquelle le public est cordialement invité !

Au cours de ce conseil municipal aura lieu la présentation et le vote du budget 2010.

Pour voir l’ordre du jour détaillé, cliquer sur le lien : Ordre du jour du Conseil Municipal du vendredi 18 décembre 2009

Pour voir le compte-rendu du Conseil Municipal du 16 novembre 2009

Pour voir tous les ordres du jour

Pour voir tous les comptes-rendus de conseils municipaux

Bienvenue à tous

Réunion publique d’information sur l’historique du projet d’aéroport de Notre Dames des Landes et ses alternatives

7 décembre 2009

Mardi 8 décembre à 20h30
Salle Barbara
Centre Commercial de Gesvrine
à La Chapelle sur Erdre

Réunion publique d’information sur l’historique du projet d’aéroport de Notre Dames des Landes et ses alternatives.

Réunion organisée par Solidarités Ecologie, l’ACVV et l’ACIPA

Invités :

  • Patrick Mareschal, président du Conseil général,
  • Jean-Paul Naud, maire de Notre Dame des Landes et membre du comité d’élus qui doutent du projet,
  • Fabrice Roussel, maire de La Chapelle sur Erdre et vice président de Nantes métropole,
  • Michel Ménard député,
  • Hervé Bocher, conseiller général et membre du comité des élus.

Patrick Mareschal et Jean-Paul Naud ont confirmé leur venue.

Plus le temps passe et plus les doutes augmentent sur la nécessité de construire un nouvel aéroport pour Nantes (ou pour l’Ouest).

  • l’aéroport international de Nantes Atlantique n’est-il pas suffisant ?
  • la sécurité des Nantais est-elle menacée depuis de nombreuses années ?
  • quelles sont les motivations des élus qui soutiennent le projet et pourquoi plus de 500 élus qui doutent de la pertinence de ce projet ont-ils créé un comité ?
  • quels autres investissements seraient sacrifiés ?
  • quels nouveaux emplois ? des créations ou des transferts ?
  • quelles dessertes ?

Appel à refuser le «grand débat sur l’identité nationale»

6 décembre 2009

Mediapart (journal d’information numérique, indépendant et participatif, non gratuit, dont le rédacteur en chef est Edwy Plenel, directeur de la rédaction du quotidien Le Monde de 1996 jusqu’à sa démission en novembre 2004) lance avec plusieurs dizaines de personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l’identité nationale» organisé par le pouvoir.

Les Verts de La Chapelle sur Erdre vous invitent à signer la pétition associée à cet appel en vous rendant sur le site de Mediapart :

Pour signer la pétition «Nous ne débattrons pas»

Vous y trouverez la liste des 200 premiers signataires et les plus de 20 000 autres signatures (10 000 signatures de plus qu’il y a 2 jours)..

Nous ne débattrons pas

Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C’est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l’identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu’il n’est ni libre, ni pluraliste, ni utile.

Il n’est pas libre car c’est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n’est pas pluraliste car sa formulation réduit d’emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n’est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.

Affaire publique, la nation ne relève pas de l’identité, affaire privée. Accepter que l’Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c’est ouvrir la porte à l’arbitraire, à l’autoritarisme et à la soumission.

La République n’a pas d’identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C’est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l’égalité des droits et de la fraternité des peuples.

Pour signer la pétition «Nous ne débattrons pas»

Dimanche 6 décembre : Marche au bord de l’Erdre

4 décembre 2009

Balade mensuelle au bord de l’Erdre pour réaffirmer la nécessité d’appliquer la loi sur la servitude de marche-pied au bord de l’Erdre :

dimanche 6 décembre 2009

Rendez-vous à 9h30 au parking de la Grimaudière.
Retour vers midi

Depuis décembre 2006, la loi élargit aux piétons la servitude de marchepied sur les rives de tous les cours et plans d’eau domaniaux.

Cette balade est ouverte à tous, dans le but de faire respecter ladite servitude légale.

En cette saison, c’est aussi l’occasion de constater « la cote de débordement » de la rivière, déterminante pour délimiter l’espace réservé à la servitude de marchepied de 3,25m..

Calendrier des prochaines balades :

  • dimanche 10 janvier 2010, à 9 h 30, parking de la Grimaudière, à La Chapelle-sur-Erdre
  • dimanche 7 février 2010, à 9 h 30, parking de la Grimaudière
  • dimanche 7 mars, à 9 h 30, parking de la Gandonnière à La Chapelle-sur-Erdre pour une promenade vers Sucé-sur-Erdre
  • dimanche 11 avril 2010, à 9 h 30, parking de la Grimaudière
  • dimanche 2 mai 2010, à 9 h 30, parking de la Grimaudière
  • dimanche 13 juin, à 9 h 30, parking de Port-Jean à Carquefou, pour une promenade sur les rives de cette commune

En dehors de ces rendez-vous, tout promeneur souhaitant longer les rives de l’Erdre navigable est dans son droit le plus strict.

Le collectif “Erdre pour Tous” propose aux personnes voulant organiser une sortie accompagnée, en dehors des dates ci-dessus, de prendre contact en adressant un courriel à l’adresse suivante : lerdrepourtous@gmail.com

Réunion Europe Ecologie mercredi 2 décembre à La Chapelle sur Erdre

1 décembre 2009

Mercredi 2 décembre à 20 H 30
Salle Capellia à La Chapelle sur Erdre

Chemin de Roche Blanche

Le comité local Europe Ecologie Loire, Erdre et Blain aura le plaisir de recevoir :

  • Patrick Cotrel, conseiller régional Vert, Président de la commission Formation professionnelle, Apprentissage et Politiques de l’emploi,
  • Jacques Cochy, conseiller régional Vert, membre de la commission Action économique.

Ils exposeront les compétences du Conseil Régional et son budget, et évoqueront le bilan de l’équipe Verte sortante.

Bienvenue à tous !

Jouets contaminés : à quand une législation véritablement protectrice ?

30 novembre 2009

Le magazine 60 millions de consommateurs à révélé que près de la moitié des 66 produits de Noël destinés aux enfants qu’il avait testé contenait des produits toxiques. Formol, colorants azoïques, métaux lourds… la liste des produits cancérogènes et reprotoxiques est longue.

Hélas, cette étude n’est que la partie émergée de l’iceberg car, à notre domicile ou sur notre lieu de travail, nous baignons dans un cocktail de substances chimiques que nous respirons, mangeons, étalons sur notre peau. Face à l’épidémie de cancers qui se développe dans les pays industrialisés et que nombre d’études lient à cette contamination chimique insidieuse, quand va-t-on prendre les mesures nécessaires pour protéger les citoyens ? La législative européenne REACH ne va en effet pas assez loin.

On vend en France 180 millions de jouets dont 90 % ne sont pas contrôlés. Outre un contrôle accru des produits de consommation tels les jouets, il est nécessaire dès aujourd’hui mettre en place une réglementation différente. Celle ci doit mieux protéger la santé des citoyens. Mais celle-ci permettra aussi de soulager à terme les finances des systèmes d’assurance sociale sur lesquels pèsent les maladies engendrées par les contaminations chimiques. Il est plus que temps de mettre en place des normes qui permettent aux industriels d’utiliser des procédés de fabrication innovants et sains.

Lettre ouverte à Patrick Mareschal, Président du syndicat mixte d’études de l’aéroport de Notre-Dame des Landes

27 novembre 2009

Par courrier en date du 22 novembre 2009, Europe Ecologie interpelle le Président du Syndicat Mixte d’études de l’aéroport de Notre Dame des Landes, suite à l’interview parue dans Ouest France.

Monsieur le Président,

C’est avec une certaine surprise que j’ai lu vos propos dans Ouest-France du mercredi 18 novembre 2009. Répondant à une interview, vous annoncez que le syndicat mixte d’études de l’aéroport de Notre-Dame des Landes que vous présidez va lancer une campagne de communication en faveur de ce projet. Le syndicat vient pour cela de décider de dépenser 200.000 euros dès le début de l’année 2010 auprès d’une agence de communication.

J’avoue que les raisons que vous invoquez sont particulièrement étonnantes, alors que la campagne électorale pour les élections régionales de mars 2010 commence. Ainsi, vous dites – je cite – que « le syndicat mixte a déjà dépensé beaucoup d’argent dans les études et qu’il serait dommage qu’à ce stade il laisse la communication aux seuls opposants ». Vous poursuivez en indiquant que « leurs arguments, tendancieux et fallacieux, ne seront plus les seuls à occuper le terrain ». Enfin, vous précisez que vous passez « à la vitesse supérieure en éditant des documents, en organisant des réunions avec les élus et les associations ». « Le prestataire de service nous aidera
dans la démarche de communication » concluez-vous.

En un mot, votre propos est clair : le syndicat mixte s’engage dans une campagne d’opinion – aux frais des contribuables des collectivités qui financent le syndicat mixte. En soi, cela interroge tout contribuable, quelle que soit son opinion par rapport au projet d’aéroport. En effet, les collectivités multiplient déjà à leurs frais les campagnes de communication en faveur de cet aéroport – parfois au mépris des avis plus que partagés des élus qui siègent dans lesdites collectivités. Les magazines et autres publications du conseil régional, du conseil général, de la métropole voire de la ville de Nantes sont régulièrement utilisés pour faire la propagande de ce projet, qui est pourtant jusqu’à preuve du contraire un projet d’État, l’aéroport de Nantes étant un aéroport d’État, ce que vous ne manquez pas de rappeler régulièrement.

En cette période de difficultés budgétaires et de désengagement de l’État – que les élus locaux sont fort justement prompts à dénoncer, le fait que les collectivités consacrent une part croissante de leur budget communication à vanter ce projet d’État interroge. Que s’y ajoute une dépense supplémentaire et spécifique au syndicat mixte, lui-même financé par les collectivités locales, cela devient incompréhensible. Nos concitoyens reçoivent ou viennent de recevoir leurs feuilles d’impôts locaux. Ils peuvent mesurer ce que représentent les fortes hausses auxquelles les collectivités, dont le conseil général que vous présidez, ont du se résoudre du fait du désengagement de l’État. Le symbole de ces dépenses de communication superflues et clairement orientées a de quoi susciter incompréhension et mécontentement.

Enfin, et ce n’est pas le moindre problème à mes yeux, l’un des financeurs du syndicat mixte est le conseil régional. Or celui-ci va être renouvelé lors des élections régionales des 14 et 21 mars prochains. Le fait que de l’argent public serve à financer une campagne de communication dont le but avoué est de peser sur le débat politique en cours ne me semble ni convenable, ni conforme à l’esprit de la loi. Tenter d’influer l’opinion des électeurs avant leur vote de mars prochain ne me semble pas relever des compétences du syndicat mixte. Encore une fois, quoi que l’on pense du projet d’aéroport, le respect de la loi sur la communication en période pré-électorale recommanderait de différer un tel projet. L’annuler pourrait même relever de la plus élémentaire sagesse. Il sera toujours temps dans 4 mois de poser la question aux financeurs du syndicat mixte pour savoir s’ils sont toujours d’accord avec une telle dépense.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes salutations respectueuses.

Jean-Philippe MAGNEN
Tête de liste Europe Écologie Pays de la Loire pour les Élections Régionales 2010

Le fichier en pdf : Lettre-ouverte-patrick-mareschal